Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

A ce stade, la situation du projet se caractérise par plusieurs décisions de justice indiquant sans ambiguïté que l’extension de l’urbanisation est limitée sur le terrain retenu pour le projet. Les informations contenues dans l’avant-projet montrent que cette obligation de la loi Littoral n’est pas respectée.

 

A cela il faut ajouter le rapport des Commissaires-enquêteurs qui, suite à l’enquête publique, rendent un avis défavorable et même très défavorable, puisque leurs critiques concernent tous les aspects : environnementaux, économiques et juridique. Ils ont conclu que ce projet n’était pas d’utilité publique.

 

Il appartient donc maintenant à Mr le Préfet de déclarer ou non « l’utilité publique ». Malgré tous ces éléments défavorables, et par des déclarations récentes, Mr le Préfet a laissé entendre que la décision finale lui appartenait, laissant ainsi craindre, et contre toute logique, qu’il se prononce en faveur de l’utilité publique du projet.

 

Devant cette situation, il nous est apparu que la seule voie était d’en appeler à Mme Royal, la Ministre de l’environnement, de l’Energie et de la Mer.

 

Aussi, lui avons-nous adressé une demande de rendez-vous à laquelle son Chef de cabinet a répondu en organisant une rencontre avec l’un des Conseillers de la Ministre, rencontre à laquelle assistait également une représentante du Ministère du Logement et de l’habitat durable.

 

Il apparait donc qu’un courrier a été adressé le 4 juillet 2016 à Mr le Préfet, courrier signé par Mesdames Royal et Cosse. Ce courrier montre leurs préoccupations et leurs doutes sur de nombreux aspects du dossier. Elles demandent à Monsieur le Préfet un état précis du projet et dans l’attente, de surseoir à toute décision.

 

Cela montre que nos arguments ont été entendus et conforte le bien fondé de notre action.

 

Nous ne pouvons que nous féliciter de l’écoute manifestée par Mmes les Ministres pour un collectif de citoyens et contribuables largement dépourvu face aux « puissances » locales. Nous ne doutons pas que Mme Royal, au vu de décisions récentes et parfois difficiles, est très attachée à faire respecter la loi Littoral. Cette dernière pourrait être gravement remise en cause si le projet de centre des congrès d‘Annecy venait à se réaliser sur la presqu’île d’Albigny. Un précédent serait créé, ouvrant les rivages lacustres et maritimes à des opérations d’urbanisation lourdes impossibles aujourd’hui du fait de la jurisprudence existante.

Il faut rappeler que l’ensemble monumental prévu sur l’espace proche du rivage du lac a une emprise au sol d’environ 9 000 m2 , culmine à 13 mètres et fait disparaitre un ensemble de verdure et même une partie de plage.

Il est aussi utile de rappeler que notre collectif ne rejette pas la construction d’un centre des congrès mais refuse sa localisation sur le rivage du lac.

Pour accéder aux commentaires, appuyer sur la touche fonction "F5".

Commenter cet article

jacques Blanchard 09/09/2016 14:26

Attendons donc la décision du Préfet,suite aux demandes faites par les deux ministres dans leur lettre du 4 juillet. Il a déclaré au Dauphiné Libéré :
"Il m'appartient d'y répondre vite, bien et en toute impartialité".
Faisons lui confiance, il est le représentant de l'Etat.